Au revoir centrales, bonjour énergies renouvelables !

Pour la sortie du nucléaire ! Car un avenir sans risque d’accident, c’est ce que je souhaite pour mes enfants. Voilà pourquoi je soutiens la décision du conseil fédéral : un signal fort pour la population, les acteurs de l’électricité et les investisseurs dans les énergies renouvelables. Reste à garantir l’approvisionnement à un coût raisonnable pour les ménages et les entreprises.

Publié dans la rubrique « Invité » du 24Heures, le 17 juin 2011

Pour y parvenir, la nouvelle politique énergétique doit s’appuyer sur plusieurs piliers. Tout d’abord, il s’agit de diminuer drastiquement la consommation d’énergie. Voici quelques-unes des propositions concrètes du PLR : des standards minimaux pour l’isolation des bâtiments, n’autoriser que les appareils électriques les moins gourmands et remplacer les chauffages électriques par des pompes à chaleur ou des chauffages à copeaux de bois.

Le deuxième pilier, c’est bien sûr la promotion des énergies renouvelables. Il est essentiel d’investir massivement dans ce domaine et de soutenir financièrement la recherche. Établir les sites les plus appropriés pour la géothermie et l’éolien doit être une priorité. Objectif : le démarrage de projets d’envergure au cours des cinq prochaines années.

Parallèlement, nous proposons de simplifier les procédures d’autorisation pour la construction d’installations électriques, qu’elles soient hydrauliques ou éoliennes. Enfin, la pose de panneaux solaires sur les toits ne devrait plus être soumise à autorisation.

Alors pour quelle raison suis-je également en faveur de la recherche sur certaines innovations liées à l’atome, tout particulièrement en matière de physique des plasmas ?

Cette source d’énergie novatrice est riche de promesses, puisqu’elle permettrait de produire de l’électricité, mais aussi de l’hydrogène. Une opportunité pour remplacer le pétrole, et ce sans émettre de CO2 !

Et juguler l’explosion des émissions de CO2, c’est aussi le défi écologique engendré par l’arrêt des centrales nucléaires. Certes, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables compenseront pour partie la réduction de production d’électricité. Mais dans la phase de transition, il y a fort à parier qu’il sera nécessaire d’importer du courant d’origine nucléaire ou de construire des centrales à gaz, fortement génératrices de CO2.

Limiter l’empreinte carbone à long terme est donc essentiel. Je soutiens d’autant plus ces recherches que l’un des centres de compétence mondialement reconnus est situé à l’EPFL de Lausanne. Plus de 150 personnes travaillent sur cette source d’énergie issue d’un plasma d’hydrogène.

La phase d’expérimentation a déjà débuté. Il s’agit du programme de recherche mondial ITER, auquel participe l’EPFL. Si le politique poursuit son soutien financier, la production industrielle pourrait débuter à l’horizon 2050.

C’est pourquoi la recherche a toutes les raisons d’être le troisième pilier de notre nouvelle politique énergétique.

Publié dans la rubrique « Invité » du 24Heures, le 17 juin 2011

Envoyer à un ami

 

suivez moi sur twitter suivez moi sur Twitter suivez moi sur RSS